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Le sexisme en politique ne nuit pas seulement aux femmes, mais à notre démocratie

Apr 30, 2014

 

Publié dans l’Ottawa Citizen: http://www.ottawacitizen.com/opinion/op-ed/Respect+women+House+Commons+matters/9788598/story.html 

 

Pour appuyer la campagne d’AVE RespectezLa, nous vous invitons à ajouter un twibbon à votre compte Twitter ou Facebook en cliquant ICI. 

 

Supposons que vous venez d’être élue après une rude campagne électorale. Pendant cette campagne, vous avez étudié à fond les enjeux qui préoccupent votre comté, fait preuve de maîtrise dans les débats de candidats et efficacement convaincu des milliers de personnes que vous aviez le talent et l’intégrité pour les représenter. En arrivant à la Chambre des communes, une des premières remarques de vos nouveaux collègues porte sur votre corps.

 

Le jour où c’est arrivé à la députée du NPD Megan Leslie, elle s’est sérieusement demandé dans quel bateau elle s’était embarquée. En racontant cet incident l’année dernière, elle disait tout haut ce que pensent tout bas plusieurs députées. «Il règne une mentalité de vestiaire en termes de sexisme ordinaire à la Chambre des communes», et cette mentalité est bien vivante.

 

L’automne dernier, la première question de la députée libérale Chrystia Freeland à la Chambre des communes – après sa victoire électorale dans Toronto Centre – a suscité chahut et condescendance alors qu’un reporter a écrit sur Twitter qu’elle devrait utiliser sa «voix de grande fille». Après une mini-révolte sur Twitter parmi les femmes présentes à la Chambre, le reporter s’est rapidement rétracté et a publié un article sur la nécessité d’être plus sensible aux réalités que vivent les femmes sur la Colline parlementaire.

 

La semaine dernière, la députée conservatrice Michelle Rempel a attaqué le journal Hill Times pour avoir demandé – une fois de plus – qui sont la députée et le député les plus «sexy», une question qui fait partie du sondage annuel du journal depuis plus d’une décennie. Lorsque Rempel, une étoile montante du Parti conservateur, a eu la malchance de gagner ce concours l’année dernière, c’est tout ce dont parlaient les médias et certains de ses collègues. Son remarquable travail de représentante élue et de ministre d’État pour la diversification de l’économie de l’Ouest a été éclipsé par cette nomination dépourvue de toute pertinence. Le Hill Times a éliminé cette question dans les 24 heures, après que Madame Rempel leur ait demandé de la retirer du sondage.

 

Ainsi va la vie des députées sur la Colline. Des politiciennes qui ne pourraient être plus différentes en termes d’âge, d’apparence, d’antécédents et d’idéologie n’hésitent pas à dire que c’est leur sexe, et non leurs capacités, qui influence le plus leur vie en politique. Même si nous savons depuis toujours que les députées – qui sont en minorité au Parlement n’occupant que 25% des sièges – n’ont pas la vie facile, les incidents sexistes des derniers mois sont dérangeants. L’âge moyen des femmes sur la Colline a changé au fil des deux dernières élections et les députées sont aujourd’hui sensiblement plus jeunes. Le sexisme toujours présent derrière la façade semble actuellement reprendre de la vigueur sur plusieurs fronts.

 

C’est pourquoi À voix égales, en collaboration avec Informed Opinions, lance cette semaine une campagne sur les médias sociaux intitulée #RespectezLa. Nous croyons qu’à titre d’organisation pancanadienne multipartisane, il nous incombe de mettre en lumière, sans esprit de parti, les expériences que vivent les députées en tant que femmes – alors que le nombre d’élues ne cesse de croître.

 

Nous ne disons pas que l’ensemble des députés et reporters masculins posent problème. Des femmes de toutes allégeances citent d’ailleurs régulièrement la loyauté et la collégialité de députés et reporters qui choisissent de ne pas avoir ce genre de comportement.

 

Nous ne disons pas non plus que ce que vivent les députées suggère que les Canadiennes et les Canadiens sont contre l’idée d’élire des femmes. Les résultats des sondages montrent sans équivoque que les gens pensent que l’élection de plus de femmes ne peut qu’influencer favorablement la politique. Des études indiquent également que le public considère que les femmes représentent leurs intérêts tout aussi bien – sinon mieux – que les hommes. 

 

Toute cette positivité ne réussit cependant pas à immuniser nos institutions politiques, et les gens qui y travaillent ou gravitent autour, contre une culture qui peut entraver les femmes ayant gagné du pouvoir et une voix comme membres du Parlement. Le pouvoir n’a jamais été partagé également entre les hommes et les femmes et le fait que ces dernières réclament leur juste place menace de perturber les normes en vigueur dans ces institutions.

 

Les députées ne sont pas élues pour mener croisade contre une culture sexiste. Comme leurs homologues masculins, elles sont passionnées et motivées par toutes sortes d’enjeux – l’économie, le transport, l’accès à de bons emplois, les soins de santé, l’éducation – qui sont importants pour leurs communautés. Cet engagement envers leur circonscription et la population canadienne est très bien décrit dans le nouveau livre Tragedy in the Commons, par Alison Loat et Michael MacMillan, qui relate les réflexions de 80 ex-députées.

 

Mais à défaut d’une prise de conscience à grande échelle sur la façon dont le sexisme infecte les comportements qui minent, discréditent et déprécient la valeur inestimable de ce que les députées apportent à la table, il est difficile d’entrevoir comment nous pourrons jamais atteindre un niveau équitable de représentation à la Chambre des communes – sans parler d’un traitement approprié pour celles qui y siègent déjà. Personne ne suggérerait que les députées méritent moins de respect que leurs homologues masculins. Il est dès lors essentiel d’améliorer le milieu parlementaire et de lutter contre les comportements sexistes en vue de hausser la barre pour tout le monde et changer les règles du jeu pour les femmes et pour les hommes.

 

Alors! Que vous gravitiez autour du Parlement ou que vous occupiez un de ces sièges convoités à la Chambre des communes, il est temps de faire preuve collectivement de beaucoup plus de respect envers les femmes élues si nous voulons briser le plafond de verre une fois pour toutes.

 

Pour appuyer notre campagne #RespectezLa, nous vous invitons à ajouter en quelques secondes un twibbon à votre page Twitter ou Facebook. CLIQUER ICI!

 

Nancy Peckford est directrice générale et Raylene Lang-Dion est présidente d’À voix égales. 

 

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